Dans une conférence de presse
marquée par un ton résolument pragmatique, le Directeur général du Saemape,
Jean Paul Kapongo, a dévoilé une mission d’envergure qui sera conduite dans les
provinces du Haut-Katanga et du Lualaba.
Aux côtés du ministre national
des Mines et de son homologue provincial, cette mission vise à s’inspirer de
l’expérience du Grand Katanga en matière de zones minières organisées.
L’annonce intervient dans un contexte particulier : la récente découverte de
cuivre dans le Kasaï par des artisans miniers, événement qui relance le débat
sur la nécessité d’une meilleure structuration du secteur minier artisanal.
L’organisation
des zones minières dans le Grand Katanga : un modèle à suivre
Jean Paul Kapongo a insisté
sur le fait que l’organisation des zones minières dans le Grand Katanga
constitue un modèle dont le pays peut tirer des leçons. Selon lui, la mission
permettra de comprendre les mécanismes mis en place pour encadrer les
exploitants artisanaux, réduire les conflits liés à l’exploitation et maximiser
les retombées économiques pour l’État et les communautés locales.
Le DG du Saemape a également
souligné que la découverte du cuivre dans le Kasaï ne doit pas être perçue
comme une opportunité isolée, mais comme un signal fort de la nécessité
d’anticiper et de mettre en place des structures adaptées. « Nous devons éviter
que l’exploitation artisanale se fasse dans le désordre, au détriment des
populations et de l’État », a-t-il déclaré.
La présence conjointe du
ministre national des Mines et du ministre provincial traduit la volonté des
autorités de renforcer la synergie entre le niveau central et les provinces.
L’objectif est clair : bâtir un cadre réglementaire et opérationnel qui
permette aux artisans miniers de travailler dans des conditions sécurisées,
tout en garantissant la traçabilité et la transparence des opérations.
Cette mission dans le
Haut-Katanga et le Lualaba apparaît donc comme une étape cruciale dans la
stratégie nationale de réorganisation du secteur minier artisanal. Elle
illustre la volonté du Saemape et des autorités de tirer parti des expériences
réussies pour les adapter aux réalités des nouvelles zones minières, notamment
dans le Kasaï. L’enjeu est de taille : transformer une découverte fortuite en
une opportunité durable, capable de générer des revenus conséquents pour
l’État, de créer des emplois et de contribuer au développement local.
En définitive, l’annonce de
Jean Paul Kapongo marque un tournant. Elle ouvre la voie à une nouvelle
dynamique où l’artisanat minier, longtemps perçu comme informel et désordonné,
pourrait devenir un pilier structuré et reconnu de l’économie nationale. Le
Kasaï, avec sa découverte récente, pourrait ainsi inaugurer une ère où chaque
gisement découvert est immédiatement encadré par des mécanismes éprouvés,
garantissant que la richesse du sous-sol profite réellement à la nation.
Le Podium

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