Dix ans après sa disparition tragique sur la scène du
FEMUA (Festival des musiques Urbaines d'Anoumabo) à Abidjan, le président de la
République, Félix-Antoine Tshisekedi s'est rendu au village Molokaï, au
quartier Matonge, dans la commune de Kalamu et siège du groupe Viva La Musica,
pour rendre hommage à la mémoire de Papa Wemba, le « Roi de la Rumba congolaise
» et icône de la SAPE.
Rappelons que Papa Wemba, de son vrai nom Jules
Shungu Wembadio Pene Kikumba, 66 ans, n’était pas seulement un immense artiste
aux multiples talents, mais également chanteur-compositeur, arrangeur et chef
d’orchestre, à la voix perchée et suave qui a su faire connaître et imposer la
rumba congolaise aux quatre coins de la planète, donnant d’inoubliables
concerts dans des salles prestigieuses. Ses engagements l'ont conduit à
promouvoir la culture de la musique en Afrique et dans le monde, mais aussi à
se faire le messager d’une culture de paix. Papa Wemba n’a eu de cesse
d’encourager la créativité et de défendre le droit d’auteur des créateurs. Par
ce geste, le chef de l’État a tenu à marquer de manière symbolique l'héritage
et l'œuvre du « Kuru Yaka ».
L’on se souvient qu’à la demande de la RDC, l'Union
Africaine a instauré le 24 avril de chaque année comme la Journée africaine de
la musique pour immortaliser son œuvre. La rumba congolaise, dont Papa Wemba
était l'un des plus grands ambassadeurs, est officiellement inscrite au
Patrimoine culturel immatériel de l'humanité depuis 2021 par l'UNESCO dont il
partageait en tout point les valeurs et les idéaux.
Podium News

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