Dans un système de santé confronté à
d’importants défis logistiques et organisationnels, l’heure est désormais à la
coordination. Dans cet ordre d’idées, l’Agence nationale du médicament –ANAMED-
et le Fonds pour la promotion de la santé –FPS- ont décidé d’unir davantage
leurs efforts afin de renforcer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement
des produits de santé en République démocratique du Congo.
Clarifier les rôles et
responsabilités de chaque structure
Réunis il y a quelques jours à l’hôtel Béatrice de
Kinshasa, les Directeurs généraux des deux institutions ont tenu une séance de
travail stratégique pour harmoniser leurs interventions et améliorer la
gouvernance du secteur pharmaceutique national. Au centre des échanges figurait
la nécessité de clarifier les rôles et responsabilités de chaque structure dans
la gestion des intrants sanitaires. Les deux parties ont procédé à une revue
approfondie des mécanismes existants afin de lever toute zone d’ombre
susceptible de créer des chevauchements de compétences ou de ralentir la
distribution des produits essentiels vers les établissements de santé.
L’une des principales avancées issues de cette
rencontre concerne la distinction désormais clairement établie entre la gestion
des médicaments et celle des équipements médicaux. Si ces deux composantes
demeurent complémentaires dans l’offre des soins, leurs circuits de financement
et leurs modalités de gestion devront désormais suivre des procédures
distinctes. Cette nouvelle approche permettra au FPS de mieux encadrer ses
interventions financières, tandis que l’Anamed pourra exercer pleinement son
rôle de régulation et de contrôle du secteur pharmaceutique.
Les discussions ont également porté sur l’appui
technique sollicité par l’Anamed pour l’organisation d’un prochain atelier
spécialisé. À cette occasion, le FPS a insisté sur le respect des procédures
administratives et institutionnelles, conditionnant son accompagnement
financier à une formalisation préalable impliquant le ministère de la Santé
publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale.
Pour les deux institutions, cette exigence vise à
garantir la cohérence des activités envisagées avec les orientations de la
politique sanitaire nationale et à renforcer la transparence dans la gestion
des ressources publiques.
À travers cette convergence de vues, l’Anamed et le
FPS posent les fondations d’un partenariat reposant sur la complémentarité, la
redevabilité et le respect des mandats légaux. Une démarche saluée par
plusieurs observateurs du secteur, qui y voient un levier important pour
assainir le marché pharmaceutique congolais et améliorer durablement la
disponibilité des médicaments et autres produits de santé de qualité sur
l’ensemble du territoire.
Cette dynamique s’inscrit par ailleurs dans la stratégie
d’ouverture et de concertation engagée par la direction générale de l’Anamed. Auparavant,
le Directeur général, le professeur Jean-Paul Tshilumbu, avait reçu en audience
le Directeur général du Programme national d’approvisionnement en médicaments
–PNAM-, Franck Biaya.
La multiplication de ces
consultations témoigne d’une volonté affirmée de fédérer l’ensemble des acteurs
du secteur autour d’un objectif commun: bâtir une chaîne d’approvisionnement
plus performante, plus transparente et capable de répondre efficacement aux
besoins sanitaires des populations congolaises.
Podium News

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