Kinshasa, le 30 juin 2026
Congolaises, Congolais,
Mes très chers compatriotes,
En ce jour solennel du 30 juin 2026, notre Nation
célèbre le 66ème anniversaire de son accession à l’indépendance. Soixante-six
ans se sont écoulés depuis ce jour historique où le peuple congolais, après de
longues années de domination coloniale, s’est levé dans sa dignité pour
affirmer devant le monde son droit inaliénable à la liberté, à
l’autodétermination et à la maîtrise de son destin.
Le 30 juin n’est donc pas une simple date de notre
calendrier républicain. Il est à la fois une mémoire, une promesse et une
responsabilité. Il est la mémoire de celles et ceux qui, par leur courage et
leur sacrifice, ont ouvert le chemin de notre liberté. Pour eux, l’unité, la
dignité et la souveraineté du peuple congolais avaient plus de valeur que leur
propre vie.
Il est aussi la promesse faite à chaque génération de
ne jamais renoncer à l’idéal d’un Congo libre, uni et souverain. Il est enfin
une responsabilité; celle de protéger, d’approfondir et d’incarner chaque jour
l’indépendance conquise par nos pères, dans nos institutions, notre économie,
notre diplomatie, notre défense nationale et notre engagement collectif au
service de la République.
En ce jour de communion nationale, je m’incline avec
respect devant la mémoire de nos Pères de l’indépendance, de nos héros
nationaux, de nos martyrs et de tous les combattants de la liberté, connus ou
anonymes, qui ont fait de ce pays une patrie libre. Je rends un hommage
particulier à Joseph Kasa-Vubu, à Patrice Emery Lumumba, ainsi qu’à tous les
bâtisseurs de notre conscience nationale. Je rends également hommage à toutes
les femmes et à tous les hommes qui, dans nos villages, nos villes, nos écoles,
nos églises, nos administrations, nos mines, nos champs, nos marchés, nos
entreprises et nos familles, continuent chaque jour, par leur travail, leur
courage et leur résilience, de porter la République à bout de bras.
Mes très chers compatriotes,
Cette année encore, notre fête nationale intervient
dans un contexte grave. À l’Est de notre pays, nos compatriotes continuent de
subir les conséquences douloureuses de l’agression, de l’activisme des groupes
armés, des terroristes, des violences contre les civils, des déplacements
forcés, des pillages, des prédations économiques et des violations répétées du
droit international. Je pense, en cet instant, à nos frères et sœurs du
Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Tanganyika, du Maniema et de toutes les
zones meurtries par l’insécurité.
Je pense aux familles endeuillées, aux déplacés
contraints de vivre loin de leurs terres, aux femmes victimes de violences, aux
enfants privés d’école, aux paysans privés de leurs champs, aux commerçants
privés de leurs activités et aux jeunes privés de perspectives par la guerre et
par la peur. À chacun d’entre eux, je veux redire, au nom de la Nation tout
entière: vous n’êtes pas oubliés. Votre douleur est celle de toute la
République, et votre sécurité demeure une priorité absolue de mon action.
Je rends un hommage solennel à nos Forces Armées, à
notre Police nationale, à nos services de sécurité, ainsi qu’aux résistants
patriotes Wazalendo engagés dans le cadre légal de la défense de la patrie. À
vous qui tenez les lignes, qui défendez nos frontières et qui protégez nos
populations, la Nation reconnaissante vous dit merci. Votre courage est le
rempart de notre souveraineté, et votre engagement restera inscrit dans la
mémoire de la République.
Mes très chers compatriotes,
L’année dernière, à la même période, je m’adressais à
vous au lendemain d’avancées diplomatiques importantes, notamment dans le cadre
de l’Accord de Washington et des discussions de Doha. Ces démarches avaient
ouvert une espérance et replacé la tragédie congolaise au cœur des agendas
régionaux et internationaux. Elles ont surtout
consacré une vérité essentielle: aucune paix durable dans la région des
Grands Lacs ne peut se bâtir contre la souveraineté de la République
Démocratique du Congo, ni au détriment de la dignité de son peuple. Le choix de
la diplomatie n’a jamais été un signe de faiblesse.
Il fut le choix de la responsabilité, de la maîtrise
et de la recherche, par tous les moyens légitimes, de la fin des souffrances
imposées à nos populations. Les Accords de Washington, les discussions de Doha
et les engagements de Montreux n’ont de sens que s’ils produisent des résultats
concrets, vérifiables et irréversibles: le silence des armes, la fin de tout
soutien aux groupes armés, le retrait effectif des forces étrangères non
invitées, le désarmement des combattants, le retour digne et sécurisé des
déplacés et des réfugiés, la protection des civils, la restauration de
l’autorité de l’État, la justice pour les victimes et des garanties crédibles
de non-répétition.
La République Démocratique du Congo reste engagée en
faveur de la paix. Elle respecte sa parole, honore ses engagements et demeure
ouverte au dialogue lorsqu’il est sincère, équilibré et conforme aux intérêts
fondamentaux de la Nation. Mais la paix ne peut être ni une mise entre
parenthèses de la vérité, ni une récompense accordée à ceux qui prennent les
armes contre la République, encore moins un compromis sur notre souveraineté,
notre justice ou notre intégrité territoriale.
La paix que nous recherchons est une paix juste: une
paix qui respecte les frontières, restaure l’autorité de l’État, sanctionne les
crimes et transforme nos ressources naturelles en instruments de développement,
non en carburant de guerre. C’est cette paix-là que nous voulons. C’est cette
paix-là que nous défendrons.
Je remercie nos partenaires qui accompagnent ces
efforts, notamment les États-Unis d’Amérique, l’État du Qatar, l’Union africaine,
les Nations Unies, la SADC, l’EAC, la CIRGL, ainsi que tous les pays amis
engagés en faveur de la paix dans notre région.
La République Démocratique du Congo ne sera plus
réduite à l’image d’un pays que l’on convoite, que l’on pille ou que l’on déstabilise.
J’en ai fait le serment devant la Nation. Et depuis mon accession à la
magistrature suprême, je travaille à faire reconnaître notre pays pour ce qu’il
est véritablement appelé à devenir: un pilier de paix, de croissance, de
transition énergétique, de stabilité régionale et de prospérité partagée en
Afrique et dans le monde. Le regard porté sur notre pays est d’ailleurs en
train de changer. La République Démocratique du Congo n’est plus seulement
perçue comme un territoire de crises ; elle est désormais identifiée comme un «
pays solutions », grâce notamment à nos minerais critiques — le cobalt, le
cuivre, le coltan, le lithium — qui participent déjà à façonner l’avenir du
monde et confèrent à notre pays un levier historique de repositionnement et de
transformation.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le
partenariat stratégique que nous construisons avec les États-Unis d’Amérique,
ainsi que ceux que nous entendons nouer avec nos autres partenaires. Tous
doivent répondre à une exigence claire : servir les intérêts fondamentaux du
peuple congolais, renforcer notre souveraineté, soutenir la paix, favoriser la
transformation locale, sécuriser les chaînes de valeur et créer des emplois
durables pour notre jeunesse. Le temps où nos minerais étaient extraits chez
nous, exportés à l’état brut, valorisés ailleurs, puis revendus au monde
pendant que nos populations demeuraient dans la pauvreté, appartient désormais
au passé. C’est dans cette même perspective que la République Démocratique du
Congo assume la présidence de la Conférence internationale sur la région des
Grands Lacs, avec l’ambition d’en faire un cadre plus utile, plus responsable
et plus efficace au service de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du
développement partagé.
Nous y défendons des principes clairs de respect de
l’intégrité territoriale des États, de non-ingérence, de lutte contre
l’exploitation illégale des ressources naturelles, d’intégration économique, de
sécurité collective et de responsabilité face aux engagements pris. 6 C’est
également cette voix que notre pays portera au Conseil de sécurité des Nations
Unies, notamment lors de la réunion de haut niveau que j’aurai l’honneur de
présider le mois prochain sur les liens entre ressources naturelles, paix,
sécurité et développement durable. Notre message sera clair: les ressources
naturelles de la République Démocratique du Congo ne doivent plus être
regardées comme une malédiction. Elles doivent devenir un levier de paix, de
prospérité, de souveraineté, de justice et de transformation pour le peuple
congolais.
Mes très chers compatriotes,
La santé de nos populations demeure une priorité
essentielle de notre action publique. Aucune Nation ne peut prétendre à une
prospérité durable sans un système de santé solide, accessible et résilient.
C’est dans cet esprit que nous avons poursuivi, ces dernières années, le
renforcement de nos infrastructures sanitaires, des capacités de nos personnels
de santé, de la surveillance épidémiologique et de la recherche médicale,
notamment à travers l’expertise reconnue de l’Institut National de Recherche
Biomédicale. Alors que ces efforts se poursuivent, notre pays fait face à une
nouvelle épreuve sanitaire : la résurgence de l’épidémie de maladie à virus
Ébola, causée par la souche Bundibugyo.
Cette nouvelle flambée épidémique touche
principalement les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia, dans la
province de l’Ituri. En ces circonstances douloureuses, j’adresse d’abord la
compassion de la Nation aux familles qui ont perdu un être cher, ainsi qu’à
toutes les personnes touchées par cette épreuve. Face à cette menace, les
mécanismes de riposte ont été rapidement activés.
Fort de l’expérience acquise lors des précédentes
flambées d’Ébola, notre pays dispose aujourd’hui de capacités renforcées pour
prévenir, détecter, isoler, prendre en charge et protéger nos populations. Un
plan global de riposte, budgétisé à 319 millions de dollars américains, a été
élaboré. Les premiers moyens nécessaires ont été mobilisés en urgence par le
Gouvernement afin d’appuyer les opérations sur le terrain, limiter la
propagation de la maladie et sauver le plus grand nombre de vies possible. Je
veux ici saluer le courage et le professionnalisme de nos médecins, chercheurs,
infirmiers, techniciens de laboratoire, agents de santé communautaires, équipes
de surveillance, autorités provinciales, autorités coutumières, partenaires
techniques et financiers, ainsi que des communautés locales engagées dans cette
riposte. Dans des conditions souvent difficiles, parfois au contact même direct
du danger, ces femmes et ces hommes protègent des vies, rassurent les familles,
accompagnent les malades et renforcent la résilience de notre système de santé.
Ils méritent la reconnaissance de toute la Nation.
J’appelle nos compatriotes vivant dans les zones
concernées, ainsi que l’ensemble de la population, à demeurer vigilants,
responsables et disciplinés. Ébola n’est ni une rumeur ni une honte. C’est une
urgence sanitaire qui exige responsabilité, solidarité et vérité. Je demande à
chacune et à chacun de respecter les consignes des autorités sanitaires,
d’observer les mesures d’hygiène, de signaler immédiatement tout cas suspect,
d’éviter les pratiques à risque et de ne pas céder à la désinformation. Dans
cette épreuve, notre force résidera dans la confiance, la discipline
collective, la solidarité nationale et la capacité de l’État à agir rapidement,
efficacement et au plus près des populations.
Mes très chers compatriotes,
En ce jour particulier, je voudrais m’adresser à toutes
les Congolaises et à tous les Congolais, au-delà des convictions, des
sensibilités et des appartenances politiques. Notre pays traverse des débats
politiques importants. Cela est normal dans une démocratie vivante. Le débat
est légitime, le désaccord est naturel, la contradiction est utile, lorsqu’ils
s’expriment dans le respect de la République, de ses institutions, de ses lois
et de l’intérêt supérieur de la Nation. Je veux cependant rappeler un principe
essentiel: aucune ambition personnelle ou partisane ne vaut plus que la paix de
tous; aucune divergence politique ne
doit être plus forte que l’unité de la République; aucune stratégie de conquête
ou de contestation du pouvoir ne doit fragiliser la souveraineté du peuple
congolais. J’entends les discussions suscitées autour de la Constitution et des
réformes institutionnelles.
Dans une démocratie, aucune question d’intérêt
national ne doit être confisquée ni interdite de réflexion. Mais, dans le même
temps, aucun débat touchant au pacte fondamental de la Nation ne peut être
conduit dans la précipitation, la manipulation ou l’obsession politicienne. La
Constitution n’est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance.
Elle organise notre vie commune, garantit l’équilibre de nos institutions,
consacre les droits du peuple et protège la stabilité de la République. En
débattre exige donc sérénité, rigueur, transparence et sens élevé de l’intérêt
général.
Ma responsabilité, comme Chef de l’État et garant de
la Nation, est de veiller à ce que les débats engageant l’avenir du pays se
tiennent dans le respect de la Constitution, de l’État de droit, des
institutions et de la souveraineté populaire. Elle est aussi d’écouter,
d’apaiser, de clarifier et, lorsque cela s’impose, de rechercher les voies d’un
consensus national responsable.
S’agissant de la loi référendaire adoptée par les deux
Chambres du Parlement, je tiens à rappeler qu’elle relève du fonctionnement
normal de nos institutions et du principe de séparation des pouvoirs. Dans une
République démocratique, le Parlement débat, délibère et légifère. Le Président
de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, exerce les
prérogatives que lui confère la Constitution. Les juridictions compétentes,
quant à elles, veillent au respect de l’ordre constitutionnel et de l’État de
droit. C’est dans cet esprit de coopération interinstitutionnelle et de respect
de l’État de droit que j’ai déféré cette loi à la Cour constitutionnelle, aux
fins d’examen de sa constitutionnalité, avant sa promulgation éventuelle,
conformément à l’article 160, alinéa 3, de notre Constitution.
Cette démarche procède d’une conviction républicaine
profonde: dans une démocratie, aucune décision, aussi importante soit-elle, ne
saurait s’affranchir des règles, des procédures et des garanties que nous
impose la Loi fondamentale. La République ne ferme la porte à aucun de ses
enfants, dès lors qu’ils choisissent la voie de la paix, du dialogue, du
respect des institutions et de la loyauté envers la Nation. Mais le dialogue ne
peut être détourné de son sens. Il ne saurait devenir un instrument de
pression, de contournement des institutions ou de remise en cause de la volonté
du peuple, telle qu’elle s’exprime conformément à la Constitution et aux lois
de la République. Le peuple congolais est le seul souverain. Nul ne peut parler
durablement au nom de la Nation contre la Nation elle-même. Nul ne peut
prétendre défendre la démocratie tout en refusant les principes qui la fondent,
à savoir: le débat libre, le respect des institutions, la séparation des
pouvoirs, la souveraineté populaire et la responsabilité devant le peuple. A ce
stade, je voudrais surtout insister sur un point, avec la plus grande fermeté :
le recours à la violence, aux armes, à la haine, à la désinformation ou à toute
forme d’atteinte à notre souveraineté et à notre intégrité territoriale ne
saurait constituer un mode d’expression politique. Il ne peut, en aucun cas,
ouvrir un droit particulier à la négociation, ni placer ceux qui menacent la
République au-dessus de ceux qui respectent ses lois.
Nous pouvons débattre, diverger et nous opposer dans
le cadre républicain. Mais nous n’avons pas le droit d’affaiblir la Nation au
moment où elle fait face à des menaces existentielles. Face aux défis qui
pèsent sur notre pays, l’unité nationale n’est pas une option : elle est une
exigence historique, elle est un impératif absolu ! J’appelle donc les acteurs
politiques, de la majorité comme de l’opposition, les responsables sociaux,
religieux, économiques, médiatiques et associatifs, ainsi que l’ensemble de la
société civile, à faire preuve de hauteur, de retenue et de responsabilité.
Mes très chers compatriotes,
Au milieu des épreuves que traverse notre Nation,
cette année nous aura également offert un puissant motif de fierté collective :
nos Léopards viennent d’écrire une page historique du football congolais. 52
ans après notre dernière participation à une Coupe du monde, ils ont non
seulement ramené la République Démocratique du Congo sur la scène mondiale,
mais ils viennent aussi de franchir, avec courage et panache, un cap inédit de
notre histoire sportive.
Par leur brillante victoire face à l’Ouzbékistan, sur
le score de 3 buts à 1, nos Léopards se sont qualifiés pour la phase à
élimination directe, offrant à notre peuple une joie immense, une émotion rare
et une fierté qui dépasse le seul cadre du sport. Au-delà du résultat, cette
victoire porte une signification profonde.
Elle nous rappelle qu’aucun objectif n’est hors de
portée lorsque la discipline, le travail, la solidarité et la foi en nos
propres forces se conjuguent. Pendant plusieurs semaines, nos différences se
sont effacées derrière un même drapeau. Le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest,
les Congolais de l’intérieur comme ceux de la diaspora ont vibré d’un même
cœur, dans une même ferveur et avec une même fierté. Voilà l’image du Congo que
nous devons préserver et faire grandir: un Congo uni, ambitieux, résilient et
déterminé à tenir son rang parmi les Nations.
Par leur courage, leur combativité et leur attachement
au maillot national, nos Léopards ont rappelé au monde que la République
Démocratique du Congo ne se résume pas à ses crises. Le Congo, c’est aussi le
talent, l’audace, la discipline, la résilience et cette capacité de croire
jusqu’au bout, même lorsque le chemin semble difficile. J’adresse, au nom de la
Nation, mes chaleureuses félicitations aux joueurs, au staff technique, aux
dirigeants sportifs, à la Fédération, aux supporters, ainsi qu’à toute la
jeunesse congolaise qui s’est reconnue dans cette magnifique aventure.
À nos Léopards, qui s’apprêtent désormais à défier
l’Angleterre en seizième de finale, je veux adresser un message simple: entrez
sur le terrain avec la sérénité de ceux qui ont déjà honoré la Nation, mais
aussi avec l’audace de ceux qui savent que l’histoire n’a pas encore livré son
dernier mot. Jouez avec discipline, courage, intelligence et surtout sans
regrets.
Vous avez déjà fait battre le cœur des congolaises et
des congolais. Vous avez déjà rendu tout un peuple fier. Mais nous continuons à
croire en vous et en votre capacité à aller plus loin, à surprendre encore, à
faire reculer les limites du possible et à écrire, sous nos couleurs, une
nouvelle page de notre grandeur nationale.
Quelle que soit l’adversité, la République
Démocratique du Congo vous accompagnera de sa ferveur, de ses prières et de son
soutien indéfectible. Entrez sur le terrain avec la force de tout un peuple uni
derrière vous. Le sport est une école de discipline, de cohésion, d’effort et
de patriotisme.
L’esprit des Léopards doit inspirer la Nation entière:
rester unis, défendre nos couleurs, croire en nos forces et combattre, chacun à
sa place, pour l’honneur et la grandeur de la République. Dans le même élan, je
rends hommage à nos artistes, scientifiques, chercheurs, entrepreneurs,
créateurs, ainsi qu’à toutes les femmes et à tous les hommes qui, par leur
talent, leur travail et leur excellence, contribuent au rayonnement de la
République Démocratique du Congo à travers le monde.
Mes très chers compatriotes,
Soixante-six ans après l’indépendance, la République
Démocratique du Congo demeure debout. Debout malgré les guerres, les
convoitises, les blessures de l’histoire et les épreuves traversées. Debout,
surtout, parce que son peuple n’a jamais cessé de croire en lui-même, en sa
dignité et en son destin. Cette force intérieure, cette capacité à résister et
à se relever, constitue l’une des plus grandes richesses de notre Nation. Et
aujourd’hui, plus que jamais, notre responsabilité est d’aller plus loin.
L’indépendance politique fut une conquête historique.
Notre devoir, désormais, est d’en faire une souveraineté pleinement vécue,
concrète et irréversible. Une souveraineté sécuritaire, afin que plus aucun
groupe armé, plus aucune force étrangère, plus aucun agenda extérieur ne puisse
dicter sa loi sur une parcelle de notre territoire. Une souveraineté
économique, afin que les ressources de notre sol et de notre sous-sol servent
d’abord le développement de notre pays, la transformation de notre économie, la
création de valeur locale, l’émergence de champions nationaux et le bien-être
de notre peuple. Une souveraineté numérique, afin que l’identité de nos
citoyens, les données de notre pays et les services publics de notre État
soient protégés, modernisés et mis au service des Congolaises et des Congolais.
Une souveraineté diplomatique, enfin, afin que la
République Démocratique du Congo parle au monde avec respect, clarté, dignité
et fermeté. Voilà le sens profond que je donne à cette célébration : faire du
30 juin non seulement un moment de mémoire, mais aussi un appel au sursaut
national. Notre République est une maison commune. Chacun y a des droits, des
devoirs, une dignité à protéger et une responsabilité à assumer.
C’est pourquoi nous devons regarder au-delà des
urgences du moment et préparer, avec méthode et détermination, le Congo de
2030, de 2040 et de 2050. Le Congo que nous voulons léguer à nos enfants est un
Congo en paix, moderne, prospère et respecté; un Congo où chaque enfant accède
à une éducation de qualité, où chaque famille bénéficie de soins dignes, où
chaque jeune peut trouver sa place, exercer son talent et réaliser ses
ambitions ; un Congo où les richesses nationales se transforment en emplois, en
infrastructures, en services publics et en mieux-être pour le peuple. Ce Congo
ne se construira ni par la résignation, ni par la division, ni par l’attente
passive. Il se construira par le travail, la discipline, l’unité, la probité et
le sursaut patriotique.
Chaque Congolaise et chaque Congolais a une part à
prendre dans cette œuvre nationale : l’enseignant qui forme avec conscience, le
soldat qui protège avec honneur, le policier qui sécurise sans abuser, le
médecin qui soigne avec dévouement, le fonctionnaire qui sert avec probité, le
magistrat qui rend justice avec indépendance, l’entrepreneur qui crée des
emplois, le jeune qui innove, les parents qui éduquent dans les valeurs, le
citoyen qui respecte la loi et protège le bien public, la diaspora qui investit,
transmet et valorise le pays.
Comme le rappelait Nelson Mandela, «avec la liberté
viennent les responsabilités». Notre indépendance nous a donné une Nation à
aimer ; elle nous confie aussi une République à servir, à protéger et à élever.
Car le patriotisme n’est pas seulement un sentiment. Il est une conduite, une
discipline, une manière de servir, de protéger, de respecter et d’élever la
Nation. En ce 30 juin, levons-nous avec confiance, courage et amour pour la
patrie. Unis dans la vérité. Fermes dans la souveraineté. Responsables dans
l’action. Solidaires dans l’effort.
Confiants dans l’avenir. Bonne fête de l’Indépendance
à toutes et à tous.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo,
son peuple et tous ceux qui l’ont choisie comme pays de résidence.
Je vous remercie.
Caisse nationale de sécurité
sociale
Charles Mudiay honoré à Genève:
la RDC au cœur de l’AISS
Le Directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), Charles Mudiay,
vient d’être intégré au comité d’examen des
candidatures de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS),
lors d’une cérémonie tenue à Genève. Cet honneur, qui dépasse la personne du
mandataire, rejaillit sur toute la République démocratique du Congo, confirmant
la place croissante du pays dans les instances internationales de gouvernance
sociale.
Un honneur institutionnel et
personnel
La nomination de Charles Mudiay au sein de ce comité
prestigieux est une reconnaissance de son expertise et de son engagement dans
la gestion de la sécurité sociale. Elle traduit également la confiance que
l’AISS accorde à la RDC, en l’associant à un processus stratégique de sélection
des candidatures.
Un rôle stratégique pour la RDC
Représentation internationale: La présence d’un Congolais dans ce comité
renforce la visibilité du pays sur la scène mondiale.
Expertise technique: Charles Mudiay apporte son expérience dans
la modernisation de la CNSS et la gestion des régimes sociaux.
Diplomatie sociale: Cette intégration illustre la volonté de la
RDC de participer activement aux débats sur la protection sociale universelle.
L’intégration de Charles Mudiay au comité d’examen des
candidatures de l’AISS est plus qu’une distinction personnelle: c’est un
symbole de la maturation institutionnelle
de la RDC et de son engagement à contribuer aux grandes orientations mondiales
en matière de sécurité sociale.
Dans un contexte où la protection sociale est au cœur
des enjeux de développement, cette nomination confirme que la RDC n’est plus
seulement spectatrice, mais actrice influente des débats internationaux.
À travers ce mandat, Charles Mudiay devient un ambassadeur de la compétence congolaise,
portant haut les valeurs de probité, de leadership et de service public. Son
parcours illustre la capacité du pays à produire des dirigeants capables de
s’imposer dans les cercles décisionnels mondiaux, et à inscrire la RDC dans une
dynamique de progrès et de reconnaissance internationale.
Podium News
Pour mettre un terme
aux pratiques frauduleuses
Daniel Bumba a
installé la société de numérisation des imprimés de valeur
Le samedi 20 juin, Daniel Bumba, gouverneur
de la ville de Kinshasa, a installé la société de numérisation des imprimés de valeur
-SNIK S.A-, sur l’avenue Isange, dans la commune de Lingwala.
La mission assignée à la nouvelle
entreprise publique est de sécuriser, produire, numériser et assurer la
traçabilité des imprimés de valeur utilisés par les services de
l’administration urbaine.
Prenant la parole à cette occasion, le
gouverneur Bumba a présenté la SNIK S.A. comme un levier stratégique de modernisation
de la gestion publique: «Aujourd’hui,
nous franchissons une étape décisive dans la modernisation de notre
administration. La SNIK S.A. n’est pas une structure supplémentaire; elle constitue
un instrument essentiel pour renforcer la transparence, lutter contre la fraude
et améliorer la gouvernance financière de notre ville», a-t-il déclaré.
Pour l’autorité urbaine, cette réforme vise
à mettre fin aux pratiques frauduleuses qui gangrènent depuis plusieurs années
la gestion des documents administratifs et des recettes publiques.
Grâce aux technologies déployées, chaque
imprimé de valeur bénéficiera désormais de dispositifs avancés garantissant son
authenticité, sa traçabilité et sa fiabilité. Au-delà de la sécurisation
documentaire, la SNIK S.A. contribuera à la création d’emplois et au
développement des compétences locales dans les domaines du numérique, de
l’impression sécurisée et des systèmes d’information.
Pour sa part, le Directeur général de la
société, Jean Claude Dumbi, a réaffirmé l’engagement de son équipe à faire de
la SNIK S.A. un modèle de transparence, d’efficacité et d’innovation, fondé sur
trois piliers: la technologie, la traçabilité et la transparence.
Avant de clore la cérémonie, le gouverneur
a visité les installations techniques, découvrant des équipements de dernière
génération conformes aux standards internationaux en matière de numérisation et
de contrôle documentaire.
Podium News
Les députés provinciaux et
le gouvernement provincial ont visité le site du marché central
Le samedi 21 juin
2026, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba a conduit une visite
d’inspection conjointe avec les membres du gouvernement provincial et de
l’Assemblée provinciale de Kinshasa sur le site du marché central, communément
appelé “Zando”, en pleine réhabilitation.
Cette mission conjointe a permis aux autorités
provinciales, notamment aux membres de l’exécutif, du bureau de l’APK et aux
députés provinciaux, de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Le
constat fait sur le terrain indique une évolution notable du chantier, dont la
livraison est annoncée dans un délai de quatre mois.
Les travaux en cours portent notamment sur la
construction de 5 000 étalages modernes, deux fosses septiques dotées d’un
système de traitement d’eau, deux forages ainsi que deux restaurants d’une
capacité de 200 places chacun. L’ensemble de ces infrastructures devrait être
achevé d’ici trois mois, ouvrant ainsi la voie à la réouverture du marché.
Les autorités provinciales ont mis en avant
l’importance stratégique du marché central dans la dynamique économique de
Kinshasa. Elles ont invité la population, en particulier les vendeurs, à faire
preuve de patience dans l’attente de la réouverture imminente de cet espace
commercial emblématique.
Fermé depuis plusieurs années pour cause de
réhabilitation, le marché central demeure un centre névralgique de l’économie
urbaine. Cette visite témoigne de l’engagement conjoint de l’exécutif
provincial et de l’APK à accélérer le processus de finalisation de ce chantier
prioritaire.
Daniel Bumba satisfait de l’avancement des travaux
autour de Zando
À l’approche de la
réouverture du Marché central de Kinshasa, appelé Zando, le gouverneur de la
ville, Daniel Bumba, a effectué, le dimanche 14 juin 2026, une visite
d’inspection des travaux de voirie et d’assainissement menés aux abords de
cette importante infrastructure commerciale.
Cette descente sur le
terrain s’inscrit dans le suivi des travaux destinés à offrir aux Kinois un
environnement plus salubre, sécurisé et mieux adapté aux activités
commerciales, conformément à la vision du président de la République, Félix
Tshisekedi.
Les travaux en cours
portent notamment sur la réhabilitation des voies d’accès, le curage des
caniveaux et collecteurs, l’évacuation des déchets ainsi que la démolition des
constructions anarchiques érigées sur les emprises publiques.
Après avoir parcouru
l’ensemble du périmètre, avenue par avenue, le gouverneur s’est déclaré
satisfait de l’état d’avancement des travaux. Il a salué la qualité des
ouvrages réalisés et l’engagement des équipes techniques mobilisées sur le
chantier.
Le chef de l’exécutif
provincial a également rassuré les commerçants affectés par les opérations de
déguerpissement, affirmant que des espaces appropriés seront aménagés pour leur
permettre de poursuivre leurs activités dans de meilleures conditions.
Réaffirmant sa volonté de
concilier ordre public, développement urbain et préservation des activités
économiques, le gouverneur a appelé les commerçants au calme et à la confiance,
assurant que toutes les mesures nécessaires sont prises pour garantir la paix
sociale et accompagner la relance des activités autour du principal centre
commercial de la capitale.
Podium
News
Politique
De l’avis du professeur
Tshilumbayi, la Constitution actuelle est une prime à la criminalité
Lors du Live Space X
de Stanis Bujakera Tshiamala, le professeur Jean-Claude Tshilumbayi, premier
vice-président de l'Assemblée nationale et haut cadre de l'UDPS, a défendu le
projet de changement constitutionnel, n'hésitant pas à mettre en cause l'Église
catholique et à qualifier la Constitution de 2006 de «prime à la criminalité».
A son avis, le texte actuel a été conçu pour
protéger ceux qui ont pris les armes. «Cette
Constitution a été faite pour béatifier, pour sanctifier, pour honorer ceux qui
ont tué, qui ont violé et qui ont pillé», a-t-il affirmé, citant en exemple
le procès Matata Ponyo, où la Cour constitutionnelle s'était déclarée
incompétente pour juger l'ancien Premier ministre.
«On vous a lu la Constitution pour dire que
l'ancien Premier ministre n'est pas justiciable. C'est parce que cette
Constitution était un sanctuaire du crime. Il ne faut pas continuer avec ça »,
a-t-il tranché.
Le professeur Tshilumbayi s'en est également
pris au cycle infernal guerre-dialogue-partage du pouvoir, qu'il impute en
partie à l'attitude de l'Église. «Les
gens qui prennent les armes aujourd'hui sont rassurés : ils font la guerre, les
évêques convoquent un dialogue, ils vont s'asseoir et partager le pouvoir.
C'est l'assurance qu'ils ont que la Constitution sera ignorée», a-t-il
déclaré, estimant qu'une nouvelle Constitution devrait rendre imprescriptible
le crime de prise d'armes et invalider d'office toute personne s'étant rendue
coupable de tels actes.
Coût humain et financier du
conflit
Il a également chiffré le coût humain et
financier du conflit: «La guerre a coûté
13 milliards de dollars depuis qu'elle a commencé», a-t-il affirmé, pour
justifier l'urgence d'une réforme constitutionnelle qui couperait
définitivement l'envie de conquérir le pouvoir par les armes.
Les ADF tuent plus que tous les autres groupes
armés, c'est un fait. Mais si nous avions des provinces efficaces, non
affaiblies par une Constitution qui ne leur a pas donné les moyens nécessaires,
le gouverneur, en tant que représentant de l'État, n'aurait pas laissé ces
groupes s'enraciner. Il aurait été l'œil efficace de l'État en province.
Podium News

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